L’importance du gabarit.

Template

Un industriel pour lequel l’équipe FISA – Fauconnet Ingénierie SAS, mon employeur – réalise des familles REVIT m’a demandé récemment à quoi servait un gabarit de projet Revit. Quel est son rôle, son importance, sa plus-value ?

La problématique du gabarit n’est pas spécifique à REVIT.
Word, Excel, PowerPoint proposent aussi – comme tous les outils informatiques – un mécanisme de gabarit (de modèles, de templates)
L’idée est simple : pouvoir démarrer rapidement un nouveau projet (un nouveau document) avec l’ensemble des réglages correspondant à sa méthode de travail.
En l’absence d’un gabarit, il faudrait systématiquement paramétrer le document avant de pouvoir travailler.

Ainsi dans un modèle Word, on règle :
– le choix des polices de caractères,
– les différents styles d’écritures (titre, paragraphe, nota…)
– les espacements des interlignes entre les paragraphes, les chapitres
– …

Pour Revit c’est la même idée. Mais le travail est beaucoup plus conséquent.
Dans un gabarit Revit il est important de définir :
– les styles d’écritures (textes et cotations),
– les règles d’affichage des éléments du projet – définition de ce que l’on veut voir ou masquer à l’impression d’un plan de génie climatique, un plan de plomberie, un plan électrique… ?
– la représentation des matériaux (béton, brique, acier galva, cuivre… ) – quelle hachure, quelle couleur, quelle épaisseur de trait ?
– les réglages utiles lors de l’impression des plans (épaisseurs des traits en fonction des échelles, les types de lignes)
– les styles de murs/cloisons, de dalles, de plafonds que l’on utilise couramment
– les tailles autorisées pour le tracé des gaines, des tuyauteries
– les types de gaines (circulaire, rectangulaire, ovale, avec piquage, avec té…)
– les types de canalisation (cuivre, acier, PER…)
– les types de réseaux aérauliques (soufflage, extraction, VMC…)
– les types de réseaux hydrauliques (eau chaude, chauffage, eaux usées…)
– le choix des couleurs permettant de différencier les différents réseaux
– les informations spécifiques que l’on souhaite gérer suivant chaque type d’objets
– les tableaux de nomenclatures désirés
– la mise en page et le cartouche
– les symboles permettant de repérer une coupe, un détail, un niveau
– le niveau de représentation et la qualité graphique des éléments du projet désirés.
– …

Il est obligatoire de faire ce travail, car il n’est pas présent dans REVIT. Il est la mise en oeuvre d’une méthodologie de travail, d’une qualité de construction des documents.

L’élaboration d’un gabarit nécessite de nombreuses heures de travail, et plus encore une maîtrise parfaite de Revit pour savoir où sont renseignées ces informations et les éventuelles interactions.

La valeur marchande d’un gabarit REVIT est de l’ordre de 10 000€/ht.

Il est important de distinguer la problématique du gabarit du celui de la bibliothèque d’objets.
Le gabarit ne doit pas contenir les éléments d’une bibliothèque. La création des objets – des familles au sens Revit, la constitution d’une bibliothèque est un sujet distinct.
Le gabarit est à faire un fois par un utilisateur Revit expérimenté – pas par un débutant. Il est le reflet d’une méthode de travail. Il évoluera à la marge.
Une bibliothèque est en perpétuelle évolution : nouveaux objets, nouvelles références fournisseur…

En conclusion il n’y a pas d’utilisation sérieuse de REVIT sans un gabarit correctement construit.

Les paradoxes de Dynamo.

Dynamo

Dans notre recherche d’outils informatiques permettant d’exploiter les informations contenues dans une maquette numérique, nous allons régulièrement parler de Dynamo.
En préambule aux articles à venir nous permettant de découvrir les bases et des exemples d’usage, je souhaite vous apporter mon regard personnel sur cet outil.
Dynamo est un outil intéressant permettant à certains de réaliser des compléments dans l’usage de Revit particulièrement efficaces. Et cela malgré les contradictions intrinsectes – les paradoxes – de Dynamo.

Paradoxe n°1 – l’usage de Dynamo.

À quoi sert Dynamo ? Sa raison initiale est la construction de géométrie par programmation – le Design Computing. L’idée d’autodesk était de reproduire dans Revit l’outil Grasshoper de Rhino. Très rapidement les utilisateurs de Dynamo , qui sont passés d’Autocad à Revit – et je suis de ceux là – entrevoient un usage différent. Pour eux Dynamo va leur permettre de retrouver un équivalent au LISP pour réaliser des macros, des opérations répétitives. L’usage courant de Dynamo n’est pas celui défini à son origine, et dans la pratique il est multiple. Dynamo permet :
– de construire mathématiquement des géométries (Design Computing)
– de réaliser des tâches répétitives (Automation)
– d’exploiter les informations, les données d’un projet (le I du BIM)

Paradoxe n°2 – la promesse de la programmation sans code.

Dynamo se définit comme un outil de programmation visuelle. L’idée est de ne pas avoir besoin d’écrire de lignes de code dans un langage particulier, mais de dessiner un schéma élaboré à l’aide de briques prédéfinies, conçu pour réaliser une tâche spécifique, que l’on relie les unes aux autres pour élaborer une tâche plus complexe. Malheureusement les briques de base ne sont pas assez nombreuses ou pas assez puissantes. Nous sommes très vite limités. Dynamo propose alors de construire des « super briques » à l’aide d’une programmation classique en Python obligeant finalement l’utilisateur à écrire des lignes de codes. La promesse d’une programmation sans ligne de code n’est pas tenue. Par contre il faudra que je vous reparle du choix d’autodesk d’utiliser le Python car cela est très intéressant.

Paradoxe n°3 – l’impact sur notre temps de travail.

Généralement lorsque l’on cherche à automatiser certaines tâches c’est pour gagner du temps. Et dans les faits il va falloir savoir perdre beaucoup du temps avec Dynamo. À cela plusieurs raisons. La première est liée à la courbe d’apprentissage de l’outil. Pour être efficace avec Dynamo il y a des fondamentaux à avoir, tels que :
– la maîtrise de l’interface de l’outil (ce n’est pas le plus compliqué),
– avoir une bonne vision des briques de bases proposées par Autodesk,
– avoir une bonne vision des briques complémentaires disponibles sur Internet ( il y a en aujourd’hui plus 1490)
– maîtriser impérativement la manipulation des listes (les listes constituent la structure informatique dans laquelle les données sont transmises entre Revit et Dynamo et avec laquelle toutes les actions de Dynamo sont réalisées)
– avoir une bonne vision de l’organisation hiérarchique des objets dans Revit (catégories, familles, types, instances…)
– avoir quelques connaissances en programmation Python
Le second point que je souhaita aborder dans ce paragraphe est lié à la pérennité des outils réalisés sous Dynamo. Il faut régulièrement mettre à jour ou les refaire. Dynamo est encore dans les faits un outil laboratoire pour Autodesk. Des modifications profondes d’une version à une autre empêchent régulièrement des macros de fonctionner sans un minimum de corrections. Mais le plus délicat est lorsque vous utilisez des briques complémentaires (des packages dans le vocabulaire de Dynamo). Ils sont proposés gratuitement par une communauté très active. Mais ils sont mis à disposition sans aucune garantie de mise à jour, d’évolutions en parallèle des nouvelles versions de Dynamo.
En résumé il n’est pas évident de toujours gagner du temps avec Dynamo.

Conclusion

Tout cela ne va pas nous empêcher de réaliser ensemble des macros sous Dynamo.Bien au contraire. Il me semblait utile d’aborder ces points afin de bien appréhender l’usage de Dynamo et de comprendre pourquoi je vous parlerai aussi sur ce blog d’autres approches pour traiter les informations contenus dans un projet Revit.
À bientôt pour la suite.

4Plugs, un outil pour les utilisateurs de Revit.

Comme beaucoup d’entre vous, je teste de nombreux plug-ins Revit disponibles sur Autodesk APP STORE  .

Malheureusement ils viennent encombrer le ruban de Revit ne rendant pas toujours très lisible ce dernier. Personnellement le phénomène s’aggrave. Mes propres plug-ins, que je développe dans le cadre de mon activité professionnelle, viennent s’ajouter – avec différents projets, en différentes versions (bêta, finale.).

D’où l’idée décrire ce petit outil sans prétention, dénommé 4Plugs. Il permet de désactiver ou réactiver – de « plugger » – ses différents compléments avant de lancer Revit sans les dé-installer afin de pouvoir toujours y avoir accès suivant mes besoins.
4Plugs liste tous les plug-ins Revit présents sur le poste permettant en cliquant sur l’icône de la prise de désactiver (icône en gris) ou activer (icône en orange) les éléments.
Je souhaite aujourd’hui partager cet outil avec vous en espérant qu’il pourra vous être utile comme il l’est pour moi au quotidien.
Il vous est offert dans le cadre de ma participation au LYRUG – LYon Revit User Group.

N’hésitez pas à me faire part de vos remarques en utilisant le formulaire de contact.

[MAJ 2019.02.26] Nouvelle version 1.5 de 4Plugs disponible ICI